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Gourou ou coach ? Quand le cinéma révèle les dérives du développement personnel

Gourou ou coach ? Quand le cinéma révèle les dérives du développement personnel

Avec GOUROU, Yann Gozlan met en lumière les dérives possibles du coaching et l’ambiguïté de figures devenues influenceurs de sens. Une tribune pour distinguer l’accompagnement professionnel exigeant de l’improvisation charismatique… et rappeler que coach n’est pas gourou.

04/02/2026 Retour à tous les articles

Avec la sortie en salles du film GOUROU de Yann Gozlan, porté par Pierre Niney, la figure du « coach » est brutalement projetée sur le devant de la scène.

Le synopsis est sans ambiguïté : Matt est LE coach en développement personnel le plus suivi de France. Dans une société en quête de sens, où la réussite est devenue sacrée, Matt promet à ses adeptes une expérience individuelle et collective, électrisante, presque mystique. Mais sous la ferveur, l’inquiétude grandit, jusqu’aux frontières de la gloire et peut être même, de la folie.

Ce film ne laisse pas indifférent : il questionne, agite, dérange, bouscule. Et surtout, il met un coup de projecteur brutal sur le coaching. Mais de quoi parle-t-on vraiment ?

Quand le mot « coach » recouvre toutes les réalités

Il y a une surutilisation du mot « coach ». Coach professionnel, coach de vie, coach de couple, coach sportif, coach en développement personnel, coach de motivation, … Sous une même appellation se cachent des pratiques, des formations et des niveaux d’exigence extrêmement hétérogènes. Trop, peut-être. Et surtout, une grande confusion.

Car le coaching, à l’origine, n’est pas un concept flou. Le terme vient de l’anglais « to coach », qui signifie entraîner. Un entraînement structuré, progressif et exigeant, fondé sur des compétences précises, une méthodologie éprouvée et un cadre éthique clair. Le problème n’est donc pas l’accompagnement en soi, mais l’amalgame entretenu entre des pratiques sérieuses et d’autres qui ne reposent sur aucune formation reconnue.

On ne se réveille pas un matin danseur étoile, boulanger ou trader. De la même manière, on ne devient pas coach du jour au lendemain. Pourtant, le secteur permet aujourd’hui à chacun de s’autoproclamer coach, sans diplôme d’État, sans certification obligatoire, sans contrôle réel.

Le film pose une question centrale : faut-il encadrer la profession de coach ? Faut-il imposer des standards, une formation certifiée, un cadre légal, comme c’est le cas pour d’autres métiers de l’accompagnement ? Derrière cette interrogation se joue la protection des individus, mais aussi la crédibilité d’une discipline qui peut être puissante lorsqu’elle est exercée avec rigueur.

Chez Morgan Philips Talent Consulting, le coaching professionnel s’inscrit justement dans cette exigence. Il s’agit d’une discipline certifiée, structurée, intégrée à une démarche globale de gestion des talents et de transformation des organisations, portée par des professionnels formés, supervisés et engagés par une éthique claire. Une vision du coaching qui s’oppose frontalement à l’improvisation et à la dérive marchande du « développement personnel » sans cadre.

« L’art de devenir gourou »

Quand les réseaux sociaux fabriquent des figures d’autorité

Jamais l’accès à la parole n’a été aussi simple.

Jamais l’accès à l’influence n’a été aussi rapide.

Sur les réseaux sociaux, la visibilité tient lieu de légitimité.

L’audience devient preuve de compétence, l’engagement remplace la formation.

Un récit personnel bien mis en scène suffit à installer une posture d’expert, sans cadre, sans contrôle, sans responsabilité.

Comment distinguer inspiration et accompagnement lorsque les réseaux sociaux valorisent la certitude et l’émotion, là où le coaching exige nuance, méthode et éthique.

Influenceur n’est pas coach (et coach n’est surtout pas influenceur)

Un influenceur partage une vision personnelle, construit une audience et monétise son image.

Il n’est soumis à aucun cadre déontologique et n’a aucune obligation de protection vis-à-vis de ceux qui le suivent. Un coach professionnel, au contraire, s’efface derrière la démarche.

Il ne vend pas sa réussite, ne cherche pas l’adhésion émotionnelle, travaille dans un cadre contractuel clair, respecte une déontologie stricte et accepte de ne pas avoir toutes les réponses. Pour être clair, un coach n’est pas censé vous donner de conseils : les solutions ? C’est vous qui les portez !

Le coach professionnel n’est ni un modèle, ni un leader charismatique, ni un guide spirituel. Il est un professionnel de l’accompagnement.

« Ça a marché pour moi, donc ça marchera pour les autres »

Spoiler alert : pas forcément

Avoir traversé une épreuve perso ou pro, une reconversion, un burn-out ou une révélation existentielle ne suffit pas à faire de quelqu’un un professionnel de l’accompagnement. (Sans blagues ?). Mais c’est ici que naissent les premières dérives.

Ce qui a fonctionné pour une personne, à un moment donné, dans un contexte précis, ne constitue pas une méthode universelle.

Le risque est immense : projeter son propre récit sur l’autre, simplifier des parcours complexes, promettre des transformations rapides, voire miraculeuses. Le coaching professionnel est un cheminement, sans dépendance.

Attention aux promesses absolues : « si tu échoues, c’est que tu n’as pas assez voulu » : vous basculez dangereusement.

Quand l’expertise fait la différence

Un coach professionnel n’est pas un gourou. JAMAIS !

Il ne se contente pas de délivrer des recettes de bien-être ou des slogans motivants. Il accompagne dans le cadre d’une stratégie d’entreprise, en lien avec des enjeux réels de performance, de leadership, d’adaptation au changement ou de cohésion d’équipe. Parfois appuyés par des tests psychométriques éprouvés scientifiquement (oui, oui).

Chez Morgan Philips, le coaching proposé repose sur :

  • des coach seniors multiculturels, certifiés et supervisés, avec souvent plus de 20 ans d’expérience, dont plusieurs en tant que managers eux-mêmes ;
  • des programmes 100% sur mesure, alignés à la stratégie de l’entreprise et aux transformations qu’elle traverse ;
  • un accompagnement à la fois individuel (pour les prises de poste, le leadership, la communication) et collectif (pour renforcer la cohésion, la coopération au sein des équipes, gérer des conflits).

Ce n’est donc pas “juste une séance entre deux cafés”, mais un parcours pensé et structuré, ancré dans des objectifs clairs et mesurables.

L’art de devenir coach

Dans une entreprise de conseil en gestion des talents, composée de coachs formés, certifiés et supervisés, le regard est forcément différent.

Un coach professionnel ne donne pas de solution toute faite. Il ne promet pas le succès. Il ne crée pas de dépendance. En gros, peu de chance que vous soyez accroc à Morgan Philips et nos coachs, aussi talentueux et efficaces soient-ils….

Le coach accompagne, questionne, aide à clarifier, à décider, à progresser dans un cadre sécurisé et déontologique.

À l’inverse, certaines dérives apparaissent lorsque :

  • le coach se place en figure d’autorité incontestable,
  • le discours devient dogmatique,
  • la réussite est présentée comme obligatoire,
  • la culpabilité remplace la responsabilité.

Là, on ne parle plus d’accompagnement. On ne parle même plus d’entraînement. On parle d’emprise.

Ce que Gourou nous oblige à regarder en face

Le film de Yann Gozlan force une question essentielle : jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour donner du sens à nos vies ?

Dans un monde incertain, anxiogène, en quête de repères, le coaching peut être une ressource précieuse.

Mais sans cadre, sans formation, sans éthique, il peut aussi devenir un terrain fertile pour les abus.

Cette tribune n’est pas un réquisitoire contre le coaching.

Elle est un appel à la lucidité, à la responsabilité, et à la professionnalisation.

Parce qu’accompagner des êtres humains n’est jamais anodin.

Parce que l’entraînement libère, mais que l’emprise enferme.

Nous avons pour habitude de dire que “nous avons charges d’âmes”.

Et parce que, contrairement au cinéma, dans la vraie vie, les dégâts sont bien réels.

Et parce que, ce que font les coachs chez Morgan Philips, ce n’est pas du cinéma, c’est un vrai travail !

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